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47 jours avant le vote

Enjeu 05

Se déplacer et le climat

On est où, vraiment, par rapport aux cibles ?

44,8 % part du transport dans les émissions de GES du Québec, 2023

Aucun autre secteur n'approche ce niveau, et le transport routier en représente à lui seul 74,6 % — soit 33,4 % de toutes les émissions du Québec. Ce n'est donc pas « le transport » qu'il faut viser, mais très précisément les véhicules sur la route.

Pourquoi ça te touche

Parce que « le climat » se traduit, dans ta vie, par des décisions très concrètes : le prix d'une passe d'autobus, la fréquence du bus le soir, l'existence ou non d'un lien de transport entre là où tu peux te loger et là où tu travailles. Un jeune adulte sans voiture dans une banlieue mal desservie subit la politique de transport tous les jours. Et c'est ta génération qui vivra la totalité de la facture climatique, pas celle qui fixe les cibles.

Le vrai arbitrage

Voici les façons défendables de voir cet enjeu, chacune avec sa principale critique. Aucune n'est présentée comme la bonne réponse.

  • Électrifier ce qui roule déjà

    On garde le mode de vie, on change la motorisation : véhicules électriques, autobus et autobus scolaires électriques, bornes. Les critiques répondent que ça ne règle ni la congestion ni l'étalement urbain, que la production des batteries a son propre coût, et que ça favorise ceux qui peuvent s'acheter une auto neuve.

  • Investir massivement dans le transport collectif

    Il faut déplacer les gens hors de l'auto solo : tramway, métro, trains, fréquence et tarifs. Les critiques répondent que les grands projets québécois dérapent en coûts et en délais, et que le transport collectif reste peu praticable hors des grands centres.

  • Agir sur l'aménagement du territoire

    Le vrai levier est en amont : cesser d'étaler les villes, densifier près des services, réduire les distances à parcourir plutôt que de les motoriser autrement. Les critiques répondent que ça touche les pouvoirs des municipalités et que les effets se mesurent sur des décennies, pas sur un mandat.

Ce que les partis en disent

Aucun parti n'a encore publié de plateforme chiffrée sur cet enjeu pour 2026. En attendant, voici où aller lire chacun directement, sans intermédiaire.

Ordre d'affichage : sièges obtenus en 2022, décroissant — le même sur tout le site. Voir les partis en détail.

Le résultat officiel, tiré de l’inventaire du ministère : en 2023, les émissions du Québec avaient diminué de 8,5 % par rapport à 1990, et de 1,4 % par rapport à 2022.

Ce chiffre mérite d’être lu dans les deux sens, et les deux lectures sont exactes. C’est peu, face à la cible de réduction que le Québec s’est donnée pour 2030 dans son Plan pour une économie verte. Mais c’est une baisse obtenue pendant que la population augmentait de 26,5 % et l’activité économique de 87,9 % — autrement dit, les émissions par personne ont chuté nettement plus vite que le total.

Quand tu écoutes un engagement climatique cette campagne, la question utile n’est donc pas « est-ce ambitieux ? » mais « de combien ça réduit l’écart avec la cible, et en combien de temps ? »

Creuser

Cette fiche fait 150 mots. Voici où aller si tu veux réellement comprendre — trié du plus accessible au plus exigeant.

Sources

Fiche mise à jour le 18 août 2026.